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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:32
I.T.S  Newsletter  n°25  septembre 2015

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 13:09

LA PAUVRETÉ ET LES TERRITOIRES

INSTITUT TRIBUNE SOCIALISTE

Jeudi 18 juin 18h 30
Michel Kokoreff, Evelyne Yonnet

Les habitants des quartiers populaires cumulent les difficultés sociales et sont tout particulièrement confrontés à un déficit de représentation politique. Face à l’incapacité des partis de gouvernement à répondre aux réalités sociales vécues par les classes populaires et moyennes, aux déchirements de la gauche radicale, à l’omniprésence du FN dans le débat public, la défiance et l’hostilité se sont durablement installées. Peut-on dans ce contexte ne pas désespérer du politique ?

Michel Kokoreff est professeur de sociologie à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et directeur adjoint du Centre de recherches Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA, UMR CNRS 7217). Il a notamment publié La Force des quartiers, Paris, Payot, 2003, Sociologie des émeutes, Paris, Payot, 2008,Une France en mutation, Payot, 2012 (avec Jacques Rodriguez) et Refaire la cité. L’avenir des banlieues, La République des idées/Le Seuil, 2013 (avec Didier Lapeyronnie).

Evelyne Yonnet, militante socialiste (au PSU puis au Parti socialiste) a toujours milité à Aubervilliers. Elle a été conseillère générale du canton d’Aubervilliers-Est de 2004 à 2011, 1ère adjointe à la mairie d’Aubervilliers de 2008 à 2014, chargée de la santé, de l’habitat insalubre et des ressources humaines. Elle est actuellement conseillère municipale d’opposition, et sénatrice de la Seine-Saint-Denis, membre de la Commission des affaires sociales.

40 rue de Malte 75011 Paris (Métro Oberkampf ou République)
Entrée libre

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:41

Intervenants et intervenantes :

Michel Buisson, agroéconomiste, auteur de « Conquérir la souveraineté alimentaire »,

Marc Dufumier, agronome et auteur de « Cinquante idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation »

Claude Girod, responsable pour l’Europe du groupe de travail "commerce" de La Via Campesina

Claire TAUTY, présidente du réseau des AMAP de Picardie.

Michel Buisson rappelle la définition issue de la déclaration de Nyéléni de La Via Campesina

« … la Souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l'aide de méthodes durables et respectueuses de l'environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles. …»

Puis le débat se déroule en deux temps.

1. La situation

Sécurité alimentaire

En trente ans, le nombre de sous-alimentés ou de mal-nourrits n’a pas baissé dans le monde et reste autour d’un milliard, même si l’ONU se targue d’un succès en pourcentage de la population mondiale. La malnutrition augmente même dans les pays du nord comme la France.

Pourtant on a de quoi nourrir la population mondiale.

Un individu a besoin de 200 kcals par jour alors qu’on en produit 330 par jour. La différence correspond au gaspillage provoqué par le système, à l’usage industriel des végétaux (pour faire du carburant par exemple) et l’excès de la consommation de viande.

La faute du système

Le système agricole et alimentaire mondial se caractérise par le pillage des ressources du sud. Il est fondé sur des accords de libre-échange favorables aux sociétés transnationales et à l’agriculture industrielle des pays du nord. En Europe même, la politique agricole commune favorise les grosses exploitations.

La liberté des marchés favorise la spéculation sur les denrées.

La question de l’accès à la terre est un enjeu pour les populations paysannes du sud (notamment les « sans terre ») face à l’accaparement des terres par les grandes entreprises ou/et certains pays.

Claire Tauty indique que même en France, il est difficile d’y accéder quand on n’est pas « héritier » d’autant que l’usage non agricole des terres restreint les surfaces disponibles. Les communes et donc des citoyens ont un rôle important à jouer pour éviter le mitage du territoire.

Nourrir demain

Le monde devra répondre à deux défis.

Celui, d’abord, de faire vivre une population nombreuse de paysans au sud qui ne pourra, comme ce fut le cas dans l’hémisphère nord dans des conditions effroyables au 19è siècle, se reconvertir en ville. Il s’agit de les retenir à la terre pour éviter un désastre social et écologique.

Celui ensuite de l’appauvrissement des sols et du patrimoine végétal et animal lié à l’exploitation industrielle.

Pollutions et sélection génétique ont en effet entraîné la raréfaction des variétés cultivées.

En amont la production d ‘engrais et la sélection/fourniture des semences et en aval l’agro-industrie, tout concourt à la standardisation des productions et la fragilisation des éco-systèmes.

Face à ces défis, il est crucial de promouvoir une agriculture paysanne, respectueuse des populations et de la nature. C’est le contraire de la tendance actuelle.

2. Quelles solutions ?

Une autre agriculture

Marc Dufumier plaide pour le retour à une polyculture et à des méthodes peu consommatrices d’intrants.

La solution aux algues vertes par exemple ne se trouve pas dans la méthanisation industrielle des déjections porcines. La diversification des cultures permet de transformer naturellement l’azote et le carbone en humus et de capter le méthane et le gaz carbonique dans le sol, tout en évitant le recours à des engrais chimiques.

Cela nécessite de rompre avec l’agriculture industrielle.

Une autre alimentation

Claire TAUTY insiste sur le rôle des circuits courts.

Les AMAP construisent des liens avec le monde paysan. L’aide alimentaire (ici et au sud) doit s’appuyer sur une autre façon de produire, transformer, distribuer et consommer.

La santé est liée à nos modes d’alimentation. C’est à travers un travail social fondé sur l’éducation à une autre alimentation que l’on doit aborder la question.

L’entrée des acteurs commerciaux dans les circuits courts a été évoquée. Est-elle condamnable ou permet-elle de promouvoir une autre alimentation? N’est-ce pas faire entrer le loup dans la bergerie ?

D’autres règles

Marc Dufumier propose trois pistes :

  • remettre des droits de douane sur les importations de soja qui sont à la source de l’élevage industriel
  • rémunérer les agriculteurs bio pour la protection de l’environnement et l’économie de matières premières
  • redistribuer les aides agricoles vers la consommation de produits bio dans la restauration collective

Ce dernier point soulève débat.

Claude Girod craint que cela ne revienne à subventionner Sodexho, Avenance et autres grosses entreprises capitalistes ? Pour elle, s’il faut des subventions, elles doivent aller aux paysans et pas aux terres, car il faut des paysans nombreux (refus du modèle américain qui s’impose en Europe).

Elle revendique la reconnaissance du travail des femmes en agriculture et de celui des immigrés employés dans des entreprises agricoles. C’est un point d’opposition entre le modèle de la FNSEA qui siège avec le patronat lors des négociations sociales (ce syndicat est membre du MEDEF) et celui de La Confédération Paysanne qui siège quant à elle avec les salariés.

Michel Buisson préconise d’établir au niveau de l’ONU un droit international reconnaissant la souveraineté alimentaire des peuples, justifiant le recours aux droits de douane pour protéger leur modèle agricole et condamnant le dumping sous forme d’aides directes ou indirectes aux exportations du Nord.

Claire TAUTY défend le fait d’encourager des logiques de relocalisation des filières agricoles en lien avec des actions de développement.

Créer un mouvement social

Les intervenants et intervenantes convergent sur la nécessité de créer un mouvement social capable de porter ces changements.

Michel Buisson parle de construire une unité populaire entre paysans, travailleurs et consommateurs

Claude Girod insiste sur l’importance des expériences locales qui ont valeur d’exemple devant l’opinion et face aux pouvoirs publics. Elles font le lien entre local et global.

Claire TAUTY cite l’exemple du programme européen « Hungry of rights » (« Faim de droits ») en faveur des systèmes alimentaires alternatifs, qui forme des animateurs locaux dans le but d’qui vont interpeller les acteurs et de créer un conseil local alimentaire.

Le terme de souveraineté alimentaire étant peu compréhensible par les gens, dans cette recherche d’unité, il faut lui préférer, au niveau local, celui d’autonomie (réappropriation des décisions sur l'agriculture et sur l’alimentation du territoire)et ne l’utiliser que pour les échanges dans les milieux « avertis » et à propos des niveaux international et national.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:25
L’ÉGALITÉ SOUS CONDITION : GENRE, PARITÉ, DIVERSITÉ Mercredi 3 juin 18h 30 40 rue de Malte paris 11

Réjane Sénac, Monique Dental

En ce début de XXIe siècle marqué par la crise économique et par la défiance politique, comment comprendre le hiatus persistant entre l’égalité de droit proclamée par le pays des droits de l’Homme et les inégalités sociales et économiques qui le caractérisent ? L’enjeu de cet ouvrage est d’analyser ce qui résiste à l’application du principe d’égalité à celles et ceux qui ont été exclu.e.s historiquement et théoriquement de la fraternité républicaine, à savoir les femmes et les « non-blancs ». Il pose pour cela la question du sens du principe d’égalité, de ses justifications publiques, et des moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre. L’analyse croisée de rapports, de discours, de données quantitatives et d’enquêtes qualitatives montre qu’en transformant les facteurs d’exclusion, puis de discrimination, en facteur d’inclusion, la promotion de la parité et de la diversité porte une égalité sous conditions de performance de la différence pour les « non-frères ». Afin que l’égalité retrouve un sens et une épaisseur politique, n’est-il pas temps de comprendre qu’elle est devenue un marqueur de respectabilité et de légitimité, instrumentalisé pour « enchanter » le tournant néolibéral ?

Réjane Sénac est chargée de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po – CEVIPOF. Elle a notamment publié L’invention de la diversité (PUF, 2012), L’ordre sexué – La perception des inégalités femmes-hommes (PUF, 2007) et le « Que sais-je ? » sur La parité (PUF, 2008). Elle vient de publier, aux Presses de Sciences Po : « L’égalité sous conditions: genre, parité, diversité ».

Militante associative et féministe de longue date, Monique Dental a fondé au milieu des années 1970 le Collectif Féministe « Ruptures ». Dès 1986, cette association a initié des pratiques paritaires dans le Mouvement Arc-en-Ciel. A partir de 1993, elle a coordonné les actions du premier collectif féministe « Femmes pour la Parité », puis celles du « Réseau Femmes et Hommes pour la parité. Au cours de son expérience professionnelle dans l’institution des Droits des Femmes, elle a été chargée de la mise en place du premier Observatoire de la parité en 1996 et 1997. Pour le Réseau Féministe « Ruptures », l’exercice d’une vraie parité femmes-hommes dans toutes les prises de décision politique, sociale, économique et culturelle symbolise « l’utopie d’une nouvelle citoyenneté ».

Institut Tribune Socialiste
40 rue de Malte 75011 Paris (Métro Oberkampf ou République)
Entrée libre

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 19:24
ITS FORCE ET FRAGILITÉ DU LIEN SOCIAL

Institut Tribune Socialiste

Serge Paugam

Rencontre le jeudi 21 mai à 18h 30

Serge Paugam est sociologue, directeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’Equipe de recherches sur les inégalités sociales du Centre Maurice Halbwachs. Il travaille sur la pauvreté, la précarité et la solidarité. Ses recherches s’inscrivent dans une démarche comparative, à la fois quantitative et qualitative, des formes de la pauvreté dans les sociétés modernes, notamment en Europe.

Responsable de la collection « Le lien social » aux PUF, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment « L’intégration inégale. Force, fragilité et rupture des liens sociaux » (PUF, 2014) et Vivre ensemble dans un monde incertain (Ed. de l’Aube, 2015). Dans ces ouvrages, il interroge le système social dans sa globalité en partant des différents types de liens sociaux (lien de filiation, lien de participation à des communautés électives, lien d’intégration professionnelle, lien de citoyenneté). Sa problématique repose sur l’hypothèse que l’intégration est inégale en raison de la fragilité intrinsèque des liens sociaux, de leur entrecroisement, et des obstacles que rencontrent les groupes sociaux pour se conformer aux systèmes normatifs qui encadrent ces liens : l’évolution des normes en matière de famille, les nouvelles divisions du monde du travail, le développement de la précarité professionnelle, la crise de confiance dans les institutions, la crise économique… interrogent notre modèle républicain qui repose sur la notion d’égalité et se réfère traditionnellement au principe de solidarité.

40 rue de Malte 75011 Paris
Entrée libre

Rencontres en juin

Réjane Sénac, Quel lien démocratie / parité / diversité
Mercredi 3 juin à 18h 3
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Michel Kokoreff, Jacques Salavator : La pauvreté et les territoires
Jeudi 18 juin à 18h 30

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 23:01
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 12:20
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:02

Jeudi 12 Février à 18h30

RENCONTRE – INSTITUT TRIBUNE SOCIALISTE

Catherine Wihtol de Wenden – Pierre Henry

Contrairement aux idées reçues les migrants ne volent pas les emplois des nationaux. L’immigration focalise les contradictions des sociétés dites développées.
D’un côté les droits de l’homme qui, comme les conventions internationales, garantissent en principe le droit d’asile, d’un côté aussi la nécessité d’apports extérieurs en complément d’une démographie qui s’essouffle en Europe ; d’un autre côté des politiques de fermeture, de répression et de discrimination qui s’appuient sur des opinions publiques de plus en plus hostiles aux étrangers dans le contexte économique actuel.
Face à ces politiques migratoires, il convient de réaffirmer le droit des migrants à bénéficier des mêmes protections et des mêmes droits que les autres citoyens.
Qui sont les « migrants » ? Des saisonniers, des illégaux, des contractuels ? De futurs immigrés permanents ? En quoi et pourquoi, à un moment où la précarité se généralise, sont ils plus « précaires » que d’autres ? Quelles places occupent-ils dans les préoccupations et les positions des organisations de travailleurs ? Quelles solidarités sont possibles ?

Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, docteur en sciences politiques (Institut d’Etudes Politiques de Paris) a mené de nombreuses études de terrain et est consultante auprès de nombreuses organisations internationales. Elle propose d’ouvrir davantage les possibilités d’immigration légale, de développer la mixité sociale. Elle a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l’immigration.

Pierre Henry est est membre de terre d’asile, responsable du service d’aide aux étrangers retenus. France terre d’asile a pour objet principal le soutien aux demandeurs d’asile et la défense du droit d’asile ; spécialisée dans la gestion des centres d’hébergement, elle milite » pour une Europe des migrations protectrice, solidaire, juste et citoyenne ».

40 rue de Malte 75011 Paris
Entrée libre

www.institut-tribune-socialiste.fr
contact@institut-tribune-socialiste.fr

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:27

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 11:25

ed depreux 8 fev 2

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